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Est-ce que ce monde est sérieux ?

« L’écriture inclusive, c’est un faux combat » : répondre en 3 arguments

Récemment, quelques-unes de mes vidéos sont devenues virales. J’aurais pu crier : Victoire ! Voir enfin un contenu dépasser les centaines de milliers de vues, ça aurait dû être un accomplissement qui me comble de joie. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Parce qu’avec les vues et la visibilité sont arrivées des rafales de commentaires tous plus désagréables les uns que les autres.
Je passe ceux sur mon physique, mes problèmes psychiatriques et autres traumas avec mon père (si, si). Aujourd’hui j’ai envie de m’attarder sur un type de commentaire qui s’attaque aux fondements de ce que j’essaie de faire : promouvoir une utilisation plus attentive et consciente du langage pour lutter contre les discriminations serait inutile, ne servirait à rien. Ou serait infiniment moins important que tous les autres combats (comme les violences sexistes et sexuelles ou… la dette, parce que oui, on m’a dit ça aussi). Pire, juste un truc de privilégiée hors-sol.

En gros, le langage inclusif, c’est un faux combat.

Parce qu’à force de l’entendre, j’aurais presque fini par y croire moi-même, j’ai eu besoin de rassembler mes pensées pour y apporter une réponse structurée.

Dans cet article, je vous propose donc de répondre à :

  • l’argument de la priorité : il y a plus urgent et important
  • l’argument de l’inanité : ça ne sert à rien
  • l’argument de la futilité : c’est un combat de privilégiée

L’argument de la priorité : il y a plus urgent et important

Dans les commentaires que j’ai reçus émerge cette idée que je me trompe de combat parce que d’autres sont plus importants. Je n’investis pas mon temps dans quelque chose qui vaut « assez » le coup. Bref, je n’ai pas les bonnes priorités.

Quelle est la place du langage dans la « hiérarchie des luttes » ?

Je fréquente depuis des années des milieux militants et j’ai souvent entendu parler du concept de « hiérarchie des luttes » : c’est l’idée qui m’est tout de suite venue en tête quand j’ai commencé à recevoir les commentaires m’accusant de perdre mon temps avec ces histoires de mots alors que les femmes iraniennes sont opprimées (je prends cet exemple revenu plusieurs fois), que la guerre sévit dans plusieurs parties du monde, et que la dette colossale nous menace.

En réalité, le concept de hiérarchie des luttes est assez spécifique à la théorie marxiste et surtout à la manière dont on a tenté d’articuler la notion historique de lutte des classes, reposant sur l’oppression économique, avec la lutte contre les oppressions fondées sur la race (dans le sens d’assignation sociale de race) et le genre.

C’est donc par abus de langage (ou par extension, comme vous préférez) que j’emploie cette expression pour essayer d’y positionner le langage inclusif. D’autant que quand on creuse un peu, on réalise que le sujet n’est pas tant celui de la hiérarchisation des luttes que celui de leurs imbrications dans un système complexe où les dominations et oppressions sont motivées par une quantité de facteurs liés aussi bien à nos identités individuelles qu’aux modes de fonctionnement politico-économiques.

La philosophe Nancy Fraser distingue luttes pour la représentation symbolique (notamment dans le langage), luttes pour la reconnaissance (statut d’égalité entre les individus) et luttes pour la redistribution matérielle (inégalités économiques) : le langage inclusif se situe clairement dans la première catégorie. Mais les trois sont indissociables car elles forment un ensemble qui se maintient.

Si on veut prendre une image, je dirais qu’il est trompeur de penser la hiérarchie des luttes comme une échelle le long du mur des discriminations. Il est plus pertinent et efficace d’imaginer un échafaudage entourant la maison des oppressions systémiques.
Et cet échafaudage, on peut le prendre par plusieurs bouts.

La question devient alors : quelle est la place du langage dans cette image ? Est-ce un morceau de l’échafaudage, ou carrément le métal dans lequel il est fabriqué ?

Le langage n’est pas une priorité, c’est un socle.

Depuis quelques années, on adore parler dans le monde de la communication des « nouveaux récits » ou des « nouveaux imaginaires ». L’idée que pour se projeter dans « un futur désirable » ou « souhaitable », il faut proposer des histoires, des perspectives qui nous permettent de nous le représenter. Je l’écris avec des guillemets mais je le fais sans condescendance parce que je suis sincèrement convaincue que c’est nécessaire. Comment mener des actions vers une société plus juste si on ne sait même pas à quoi ça ressemble ? Comment ouvrir le champ des possibles si on ne le nomme pas ?

Mais il y a un impensé paradoxal dans ces réflexions : les mots qu’on emploie pour construire ces récits, notamment dans la pub.

Comment penser un monde débarrassé d’inégalités de genre si on continue à penser le système du « masculin qui l’emporte » ou du « masculin neutre » ?

Comment penser un monde débarrassé des violences sexuelles si on continue à les minimiser en employant un vocabulaire euphémisant, comme « abus » ou « gestes déplacés » là où il y a agressions sexuelles, ou à parler de pédophilie là où il y a pédocriminalité ?

J’ai bien conscience qu’il peut paraître dérisoire à une personne victime de violence de « chipoter » sur des mots : quand on est touché·e dans sa chair, dans son corps, la lutte est tellement intime que les mots paraissent bien abstraits.
Mais c’est avec les mots qu’on écrit les lois ; c’est avec les mots qu’on rédige les discours politiques qui mobilisent citoyennes et citoyens ; c’est avec les mots qu’on nomme la réalité des discriminations.

Le langage forge nos représentations et notre vision du monde : si je vous dis que vous avez « une petite pièce de deux euros », vous vous sentirez moins bien loti·e que quelqu’un à qui j’aurais donné « une pièce de deux euros ». Un seul mot influence votre perception de la réalité1.

Ce qui est vrai du langage en général est vrai du langage inclusif en particulier dans la définition que j’en propose (qui est plus large que celle de l’écriture inclusive) : une attention particulière à choisir des mots, des tournures de phrases, des images qui ne perpétuent pas de stéréotypes et représentent équitablement toutes les personnes (au-delà du polémique point médian, au-delà du genre).

Et dans le domaine des discriminations, on a démontré par A + B et plus d’une fois que l’impact du langage est déterminant.

L’argument de l’inanité : ça ne sert à rien

« Ce n’est pas avec des mots qu’on mettra fin au sexisme et au patriarcat », c’est en substance un autre des grands reproches qui m’est fait, dans la lignée de l’argument d’inanité mobilisé par les discours réactionnaires depuis longtemps, comme l’a démontré Albert O. Hirschman dans Deux siècles de rhétorique réactionnaire.

Et c’est vrai. Le langage inclusif n’est pas la solution miracle qui va mettre fin aux discriminations.

Mais ce n’est pas parce que ça ne règle pas tout que ça ne sert à rien (tiens, bonne punchline pour ma prochaine tournée d’affiches).

Même si nous vivons dans une ère de défiance vis-à-vis du discours scientifique, les faits méritent d’être partagés.

Il existe aujourd’hui pléthore d’études scientifiques robustes qui démontrent l’impact positif du langage inclusif sur une variété d’items (voici une bibliographie de 37 pages en accès libre si vous avez envie de creuser) : depuis 1975, près de 400 études ont été publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture par plus de 500 universitaires sur au moins une dizaine de langues.

Ce n’est pas « une étude américaine le prouve », mais plutôt le niveau GIEC de la linguistique (ça aussi, ça va partir en affiche).

Le langage inclusif pour changer les représentations

Pensez à un groupe de musiciens sur scène : vous voyez qui dans votre tête ?
Les Beatles ? Abba ? Les Spice girls ?
Est-ce qu’il y a des femmes dans votre visualisation ?

Peut-être que oui, peut-être que non.

Mais statistiquement, il y a des chances pour que le biais du masculin dit générique, qui conduit à associer le genre grammatical masculin à l’image d’hommes, ait accompli son œuvre et que vous imaginiez plutôt un groupe composé d’hommes qu’un groupe mixte et encore moins 100% féminin.

En utilisant un langage inclusif, on peut générer 30% de représentations de femmes en plus2.

Pensez-y la prochaine fois que vous demandez quel collaborateur pourrait prendre en charge ce projet ? Ou quel étudiant devrait être sponsorisé pour ce stage ? Ou quel auteur on devrait inviter à cette table-ronde ?

La manière dont on pose la question influence la réponse. Et si on la pose au masculin, on peut, tout à fait inconsciemment et sans mauvaise intention aucune, invisibiliser la place potentielle des femmes (et ça marche aussi dans l’autre sens d’ailleurs, car le langage inclusif c’est aussi bon pour les hommes).

Pour une explication visuelle, je vous recommande grandement cette vidéo de la chaîne Scilabus 👇🏼

Le langage inclusif pour casser les stéréotypes de genre chez les jeunes

Les stéréotypes de genre liés aux métiers, ça commence très tôt.
À force de dire « les infirmières » par-ci, « les mécaniciens » par-là, on crée dans la tête des plus jeunes des images mentales puissantes : ce métier, c’est pour les filles, celui-là pour les garçons.

Essayer tant que possible de systématiser les doublets (infirmières et infirmiers) ou les formulations neutres, c’est ouvrir le champ des possibles. Je l’ai observé avec mes propres enfants avec qui je parle en inclusif 100 % du temps et sur qui l’impact est évident (j’en parle dans cette vidéo qui m’a aussi valu d’être qualifiée de « ridicule »).

Et les graines qu’on plante chez les enfants se développent chez les ados et jeunes adultes.

On l’a mesuré3 :

  • des jeunes filles à qui on présente des métiers systématiquement au masculin se sentent 25% moins confiantes dans leur capacité à faire ce métier que si on en parle de manière inclusive.
  • à l’inverse, les jeunes filles sont 30% plus intéressées par les métiers techniques quand ils sont présentés de manière inclusive.

Le langage inclusif pour tendre vers l’égalité femmes-hommes

Dans le recrutement, on a (aussi) mesuré4 que 3 éléments clés augmentent très significativement la probabilité que des femmes postulent à une offre d’emploi :

  • un intitulé de poste écrit en inclusif (+43 pts)
  • une mention explicite des engagements de l’entreprise pour l’égalité des chances (+58 pts)
  • des compétences qualifiées de manière neutre (sans stéréotypes masculins type « compétiteur ») (+41 pts)

Ce n’est par pour rien que des entreprises comme La SNCF, la RATP, Apple, Vérisure et j’en passe l’utilisent dans leurs campagnes de recrutement.

Une affiche de recrutement dans un train où on lit : SNCF Voyageurs recrute des techniciennes et techniciens de maintenance.

Il me semble que tout ça, ce n’est quand même pas rien comme impact. Et la cerise sur le gâteau ? C’es gratos et tout le monde peut s’y mettre.

L’argument de futilité : c’est un privilège

Plusieurs personnes m’ont dit que ma vie devait être bien douce pour que je passe du temps sur des futilités comme les mots.
Ce qui est clairement pointé du doigt ici est mon statut de femme privilégiée. Statut que je ne renie pas un seul instant puisque je l’ai assumé depuis la création de re·wor·l·ding, dans mon manifeste.

J’ai le privilège de l’argent, du statut social, de la couleur de peau, de l’hétérosexualité, de l’intégration dans un réseau professionnel dynamique, d’études valorisées, et j’en passe. Je suis en bonne santé mentale et physique. Je ne suis pas aidante. Je travaille à mon compte, selon mon rythme. Oui, ma vie est douce.

J’ai conscience de ce privilège. La question, c’est ce que j’en fais.

Trouver sa place dans la lutte

« Occupez vous du sort des femmes iraniennes, et après on discutera ». Ok, d’accord. Mais en faisant quoi ?

De là où je me situe, je peux aller manifester, je peux donner de l’argent, je peux signer des pétitions.

Mais je suis loin de maîtriser les enjeux : évidemment je peux m’éduquer et apprendre. Mais au nom de quoi et de qui prendrais-je, par exemple, la parole sur les réseaux sociaux en lieu et place des personnes concernées ?
Je peux devenir une alliée de cette cause, sans aucun doute, mais est-ce là que ma contribution individuelle aurait le plus d’impact ?

« Travaille dans l’humanitaire, tu sauveras des vies ».
Quand j’étais étudiante, j’ai travaillé au standard téléphonique de Médecins sans frontières pour collecter des dons. Je pourrais faire ça, c’est sûr, mais pas grand chose d’autre au sein de cette association car je n’ai aucune compétence médicale ou logistique qui serait utile sur le terrain. Je pourrais faire du plaidoyer mais je ne maîtrise ni les enjeux géopolitiques ni institutionnels nécessaires à bien défendre les causes portées par l’association.

Il y a mille manières de s’engager et de militer : moi, j’ai choisi celle qui mobilise le mieux mes compétences.

Je n’ai pas mes entrées dans les arcanes diplomatiques pour gérer la guerre en Ukraine, je n’ai pas de proposition économique innovante pour mettre fin à la dette, je n’ai pas d’influence pour encourager l’adoption de lois protectrices de l’environnement.

En revanche, j’ai des compétences dans la communication et le marketing ; j’ai un solide réseau dans le monde corporate ; je sais bien vulgariser des concepts complexes ; j’ai développé une expertise sur la communication inclusive et je développe des méthodes inédites, des outils, des contenus qui parlent à une audience modeste mais engagée. Je peux influencer la manière dont des marques communiquent avec leurs salarié·es, font de la publicité vue par des milliers de personnes ou rédigent des offres d’emploi.

Ça, je sais faire. C’est donc là que ma contribution est la plus efficace et a le plus de sens.

Le langage inclusif comme Cheval de Troie

Quand je fais une conférence sur le langage inclusif dans une entreprise, je ne parle pas qu’à des communicant·es de leur stratégie de marque employeur ou de branding. Je parle de sexisme, de stéréotypes, de discriminations, de racisme, et même, quand les conditions s’y prêtent, j’emploie des grands mots comme patriarcat.

Parce que le langage est un socle de la pensée, engager une conversation sur le langage inclusif est un excellent cheval de Troie pour parler de discriminations en général, pour interroger nos comportements mais aussi prendre conscience de nos champs d’actions possibles.

Comme je l’explique quand je parle de ma pratique du langage inclusif avec mes enfants, faire les devoirs de français, ce n’est pas juste apprendre l’orthographe compliquée de certaines mots.

Le langage inclusif est un puissant moteur pour cultiver son esprit critique par les conversations qu’il provoque : remettre en question une norme établie (et si le masculin ne l’emportait pas finalement ?), avoir plusieurs sources d’information (et si mon manuel n’était pas la seule et unique version de la préhistoire ?), savoir questionner les figures d’autorité pour se faire son propre avis (et si ma maîtresse de CP ne savait pas tout ?), voilà autant d’outils qui me semblent utiles à des enfants pour les préparer à leur futur.

Le langage inclusif comme super pouvoir pour toutes et tous

Et puis surtout, ce que je trouve génial avec le langage inclusif, c’est que c’est un outil d’empouvoirement (ou empowerment si vous préférez).

Parce que dans le monde actuel, il est très facile de ressentir de l’impuissance face à la somme de problèmes qu’il faudrait régler.

Tout le monde n’a pas la possibilité d’influencer la politique salariale de son entreprise, mais tout le monde a le contrôle sur sa manière de s’exprimer, de choisir des mots justes quand on parle des collaborateurs et des collaboratrices. C’est d’une certaine façon un moyen d’exercer son agentivité (capacité à agir, ou agency en anglais) en tant que citoyenne ou citoyen engagé pour la justice sociale.

La langage inclusif est un outil gratuit, toujours disponible, que tout le monde peut utiliser. Même si on n’a rien à apprendre, au fond, pour le pratiquer, j’ai conscience qu’il requiert de faire des efforts pour désapprendre des automatismes profondément ancrés en nous, comme ce fichu masculin dit générique.

Certaines personnes considèrent qu’écrire en inclusif, c’est du micro-féminisme : personnellement, je trouve que ce n’est pas traiter à sa juste valeur la puissance et l’impact de cet outil. Mais ça dit au moins que c’est un acte qui fait une différence.

Conclusion : le langage inclusif n’est pas un faux combat, mais la théorie des vases communicants est une approche simpliste

Je ne vais pas envoyer cet article en message privé aux personnes qui ont laissé ces commentaires. Cela ne servirait à rien car je crains que la plupart ne sera pas intéressée par ces arguments, même les plus rationnels et scientifiques.

J’ai conscience qu’une bonne partie de ces réactions ne sont justement pas rationnelles. Si je parlais de « protocole de communication non discriminante » plutôt que de langage inclusif, je pense que j’aurais déjà d’autres sons de cloche.

D’autres viennent simplement d’une grande méconnaissance du sujet en question, méconnaissance fort compréhensible vu que l’histoire de la langue ou son impact sur nos représentations ne sont jamais abordés à l’école et souvent mal abordés dans les médias.

Donc, moi je suis convaincue que je ne me trompe pas de combat.

Mais je suis encore plus convaincue que la théorie sous-jacente des vases communicants de l’engagement citoyen est fausse.
Ce n’est pas parce que je travaille sur ce sujet là que je pénalise ou manque aux autres combats. Ce ne sont pas les militant·es féministes qui manquent, ni écologistes ni pacifistes. Dans les cercles militants que je fréquente, on ne m’a jamais reproché de me tromper de combat.

En revanche, je pense ne jamais y avoir croisé aucune des personnes susceptible d’avoir laissé ces commentaires. Sans doute leur engagement est-il autrement plus important que le mien 😉

Et puis, l’argument du faux combat, c’est une constante du débat politique visant à saper la légitimité des luttes. L’autre jour, j’ai regardé le superbe film Annie Colère de Blandine Lenoir avec Laure Calamy qui retrace les derniers mois avant l’adoption de la loi Veil de 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse, et l’engagement de femmes dans les MLAC pour avorter des femmes. Dans ce film, on entend un homme dire à Annie : « Mais vous vous trompez de combat, là ». Toujours la même histoire.




  1. En psychologie cognitive, c’est ce qu’on appelle un biais de cadrage. Les travaux des chercheurs en économie comportementale (comme Daniel Kahneman) ont largement démontré qu’un simple modicateur linguistique — comme l’adjectif « petite » — modifie instantanément notre système d’ancrage et notre perception de la valeur, indépendamment de la réalité matérielle (la pièce a exactement la même valeur marchande). » ↩︎
  2. Gygax, P., Gabriel, U., Sarrasin, O., Oakhill, J., & Garnham, A. (2008). Generically intended masculines in German, French, and English: The influence of grammatical gender on Western texts. Language and Cognitive Processes, 23(4), 580-611. Voir aussi : Gygax, P. (2021). Le cerveau pense-t-il au masculin ? Cerveau, langage et représentations de genre. Éditions Le Robert. ↩︎
  3. Chatard, A., Guimond, S., & Selimbegovic, L. (2005). « Louis est un génie, Alice est une sainte » : L’impact du langage inclusif sur les représentations professionnelles et l’auto-évaluation des performances. Revue Internationale de Psychologie Sociale, 18(1), 123-147. Voir également les travaux de Vervecken, D., & Hannover, B. (2015) sur l’impact du langage épicène dans le choix d’orientation des enfants. ↩︎
  4. Ces données chiffrées sont exprimées en points de probabilité ou d’attractivité perçue. Bustelo, M. E., Viollaz, M., & Berniell, I. (2024). Experiment on gender-inclusive language in job advertisements. ↩︎